Dès que je l'aurais aperçu, je me serais retenue de courir vers lui.
J'aurais attendu avec impatience de le voir enfin près de moi; mais
j'aurais avancé à sa vitesse. Je l'aurais accueilli avec un large sourire.
Nous aurions été face à face et aurions échangé un long regard.
J'aurais éspéré que mes yeux lui lisent à quel point je tenais à lui et
que mon coeur lui murmure combien je n'aurais jamais voulu le perdre.
Mais aurait-il au moins su le déchiffrer ? Pas sûr. A cet instant précis,
j'aurais juste voulu que ces doigts frôlent les miens, que ses mains
s'entremêlent de nouveau dans les miennes. Je n'aurais plus qu'a les
refermer doucement, comme ça. J'aurais sentis sont torse s'élever contre
mon ventre puis se rabattre, tant nous étions enlacés. Mon visage, à
hauteur de son épaule, se serait enfouit sur son torse et aurait perçu ses
battements de coeur, réguliers et paisibles. J'aurais porté mes lèvres à
son cou en un geste affectueux. Sur la pointe des pieds, j'aurais observé
l'horizon et aurais pensé être protégée de tout. Puis, j'aurais posé mon
regard sur le sien, attendant que des centaines d'étoiles éclairent mon
coeur. Aprés quoi, j'aurais fermé les yeux, pour sentir son parfum; celui
qui n'est propre qu'a lui, celui dont même ses mains étaient imprégnées,
celui qui se fofilait sur ses vestes; celui que j'avais toujours aimé.